19.11.2009
Automnal.
Une teinte d’automne, un frisson vulnérable
Le froissement du pas s’obscurcit
Le silence dans la clairière
Couve l’oiseau
La feuille ocre rouge discret
S’enflamme avec grâce.
Le gué des sonorités
En élégance avec le cristal de la rivière
Vagabonde entre lés et prairies
En une fertile fécondité.
21:23 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.11.2009
Main mise.

Le sourire de la main
réveille l’effluve du regard
Dans son amphore la pensée
irrigue le sillon de la voix.
Les doigts de la paume
caresse l’élan.
19:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.11.2009
Douze secondes sur terre.

Douze secondes à rallonge, rongeurs à l’unisson, le soleil fait pluie d’ondes. Douze secondes, juste de quoi se nourrir avec son micro onde et de se ruer sur les buffets du vernissage. Douze seconde pour évaser la vision du monde, c’est du concentré, un appel à réduire ses réflexions, un appel à se fondre dans les wagonnets de la connaissance sans dévier des rails. Heureusement, ce n’était que douze secondes de rêve, une malformation maladive des jours anciens, un rêve de l’antiquité avec sa potion magique. Prendre de l’avance pour être en retard voici une pseudo réalité pour éviter le stress et panser facultativement la haine dans la seconde qui suit, c’est le juste prix de la vie, d’être à l’égard de la survie en sertissant les lèvres de l’éternel. Douze seconde de ponte dans les canaux de l’utérus et de pousser son premier cri de révolte. Douze secondes pour se retrouver dans le bénitier de sa religion pour effacer tous les péchés à venir. Douze secondes c’est le cri du coq fêtant l’élégance de la poule.
20:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.11.2009
Jour de marché.

Un rien, une joie de visages, une nichée de regards, les corps immobiles, un évènement radieux et incongru se prête à l’attention dans le divertissement. C’est un jour de marché avec des sourires moins chagrinés qu’à l’accoutumée, le cabas et la poussette griffés par la main, l’œil joue furtivement à la roulette sur le canevas de l’étal pour en saisir les prix des ardoises. Dans les corbeilles mises à disposition pour chacun, une multitude de couleurs s’entache aussitôt sans complexe, une diversité si ce n’est plus grand que la densité des visages. Des navets et des courges font partie du lot. Des mines fripées choisissent le chou blanc, d’autres moins patibulaires prennent le radis. Les plus soupeuses s’encombrent du poireau, il y en a pour tout le monde même pour les vols à la tire et les glaneurs de fin de marché. C’est une aventure sympathique souvent prise avec le sourire et indulgence. Faire son marché, c’est un spectacle où l’identité s’efface et l’échange moins rugueux, le contraire de ce veut bien nous montrer les journaux télévisés quand ils jubilent entre haine et amour. Cote à cote un petit groupe immobile aux yeux ravis regarde la parade d’un clown. Cette ambiance aussi fascinante et chaleureuse me parait aussi juste que le paysage que j’ai enseveli dans ma mémoire avant d’arriver au marché avec mon bouquet de fleurs sauvages.
20:02 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.11.2009
Mis sous presse en brochette.
La parole a sa scierie
Chacun a son usine,
Chacun a son patron
Pour la formater
Sans façon,
A sa façon.
19:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.11.2009
Les petits riens.
Le rêve laboure la terre
Et tourne en rond
Avant que la mémoire
Lui revienne.
13:18 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31.10.2009
Ivresse du lecteur.
L’équilibre psychique du livre
Ses mots adéquats avec lesquels on papillonne
Le monologue ou le dialogue qu’il provoque
L’écaillement du voyage
Et sa démesure du temps.
18:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.10.2009
Conservation de l’écriture.

Un fait divers peut il faire partir de l’écriture ? Ecrire l’histoire singulière ou la grande histoire ? Relever la fiction ou prendre à bras le corps la réalité ? Ce soir par exemple, entre rue et avenue, venant du kiosque de la presse et de sa cave à cigare, juste en face d’un établissement de prêts fonciers, d’un pas lent et observateur j’arrive à hauteur de deux poubelles. Une poussette des plus rustique et des plus simple, fait bloc avec. Une petite fille de deux, trois ans l’habitait dans le calme, pendant que sa mère certainement, couvercle ouvert d’une des poubelles, cherchait peut être le repas du soir, à moins qu’elle condensait le contenu pour trouver place à abandonner son enfant avec la culpabilité de ne plus pouvoir la nourrir. Une scène vraiment pas évidente à flirter avec l’arme du langage ou avec la plume de l’écrit. Travaillant aussi bien l’image que l’écrit, je ne saisis pas l’interdit si il peut en avoir un, je le rythme tout simplement en aval et en amont de mes passés. L’écriture à ce moment précis m’interroge.
20:58 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.10.2009
L'identité nationale1.
L’identité nationale 1 !
L’éducation c’est la route nationale avec les radars de la défense, de vrais play mobiles postés derrière les platanes. De la défense à la justice c’est le postillon placé sur le pare-brise, l’amande pour l’écureuil qui vous égayera par son agilité à passer entre les mailles. Les portes des ministères hermétiques contre la frilosité de l’assemblée à la maison de fin de vie du sénat, font front commun à vos réclamations avec les forcenés de la garde mobile, les mannequins chapeautés de l’épée et de la garde rapprochée et de la poétique des pervenches. Il y a-t-il un pilote dans l’avion ? Est t’il chaussé pour pouvoir faire face au désastre de ses revenus, autant de questions médiatiques qui se vendent à flot dans les mers désertiques. Les décisions se prennent d’ailleurs dans des lieux sordides et comme des fientes vous palabrent le visage, c’est la défense, c’est l’identité nationale qui se pavoise avec son drapeau républicain. Les caisses sont vides ?
« Et pourtant, les députés sont appelés à voter le 5 novembre un budget de la Défense de plus de 32 Milliardsd'euros. Ce n'est pas la crise pour tout le monde et tous les budgets. La caractéristique principale du budget de la Défense 2010 est de préparer les guerres de demain par le sacrifice des hommes au profit des équipements sophistiqués et meurtriers. L'arme nucléaire y a encore une fois la part belle. Ce budget est la conséquence de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'Otan et du vote de la Loi de programmation militaire 2009-2014 qui engloutira ces prochaines années 186 milliards d’euros au bénéfice de la Défense, dont 102 milliards seront consacrés à l’équipement des forces.
Au lieu de servir à préparer la guerre, ces sommes colossales devraient servir à éradiquer la faim dans le monde, assurer un accès à l'eau potable à tous, garantir une éducation partout sur la planète, ...promouvoir la paix. »
22:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note






