26.02.2009
Une absence, une image
Une absence, elle est nue dans la prairie, l’écorce de l’arbre maroufle ses yeux. Son feuillage apeuré par le bras fige l’inconscience. En une poussière de vie elle se glisse dans l’agenda, vagabonde et reluisante. Ensemble au coude à coude, dans les lacets déchiquetés de la vie elle égrène le souci avec le sourire. En un flot de confusion, inaudible, des rails sonores se déforment et crissent quelques moments avec l’angoisse.
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22.02.2009
La foi.
La foi.
La foi, patente oisive elle odore en cordée la chair de l'être. Elle coulisse sans mesure avec l'âme, l'abîme de nos corps éreintés et soupoudre nos mains d'espérance. Viagère de nos sollicitudes, elle teinte sa reflexion sur nos pares brises embués. Elle estompe nos désarrois avec les trouées des nuages puis se fond dans le puits des discrétions. Valeur réglementée elle stimule et apprivoise la contradiction sur ses horizons de l'au delà. Avant gardiste ou surréaliste elle pointe habilement l'homogéinité de son univers pour valoriser son existence. Malaxée entre le mal et le bien avec l'irreversible défaillance humaine elle panse les flots de détresses d'îcones contreversés. Frôlant la perfection elle rature l'excès et modèle le bien être. La pensée est son fumet de prédilection avec laquelle elle filète précieusement l'héritage de nos vies pour tenter d'harmoniser et de moderniser au mieux le labyrinthe de nos savoirs. Rempart de nos carapaces elle insuffle sa fraîcheur sur nos voies distantes et aériennes.
20:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.02.2009
Vision instinctive.
«Le visage n'est-il pas donné à la vision? En quoi l'épiphanie comme visage, marque t'elle un rapport différent de celui qui caractérise toute notre expérience sensible?» Emmanuel Lévinas-totalité et infini-
cette photo pourquoi me sensibilise t'elle, une fois captée, je me suis refusé d'aller voir les ombres qu'elle véhicule, cela suffisait à ma curiosité du moment et pourtant ce jour ci j'ai pris 300 photos de cette endroit sans mitrailler, ce jour là cela n'a pas été un jour comme un autre pour la sensibilité de mon regard, un très mauvais jour que je garde en un très bon jour...
13:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.02.2009
Enfance.
Enfance.
Mes paupières se ferment
et habillent le regard.
Dans le parc de la mémoire
mes paupières se voûtent.
En halage des voix,
la candeur se noue.
Entre ventres et nœuds
la parole oscille,
le silence se déboîte.
Ni proche, ni lointain
l'horizon se maille.
Le souvenir encorde
et coquete
sa besogne.
FERBERERIC06/02/09
20:23 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
théâtre
Spectacle de la compagnie théâtrale «Mais où l'as tu?» qui sera donné au théâtre Prémol à Grenoble le 26/27/28 Mars 2009. Pour plus de renseignement voir: http://infinidehors.org
«Pour en finir avec le jugement de Dieu» de Antonin Artaud, faut il mieux passé par la cours où le jardin pour se faire une idée de la scène?
voici un ressenti à propos de cette pièce donnée en première, en fragments au théâtre de Création à Grenoble le 30/01/09
j'ai bien apprécié la sobriété du décors, de l'espace et de sa chorégraphie, et encore plus la musique qui t'accompagne dans le texte, elle se mets en valeur elle même sans faire ombre au contraire à la diction de l'actrice pour en devenir sa complice. Au niveau du choix du texte, la fluidité est de conduite et sa longueur supportable! Non la seule chose qui m'as fait dire, ah! Non pas ça? C'est l'éclairage quand la comédienne clame sur les deux petites marches avec des mouvements convulsifs des bras et de la tête. Pour ma part c'est un raté, il écrase complètement ce qu'elle transmet à ce moment précis, c'est une lumière beaucoup trop violente que je verrai beaucoup plus nuancée. Ceci m'a ton précisé, va être retravaillé sous le manteau d'hiver pour parer aux giboulées des représentations fin mars!
Eric Ferber
19:45 Publié dans Critiques art-livre-expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.02.2009
Pas à pas.
Innocence parfumée,
bras ballants,
petits pas voguent
à ciel ouvert.
19:46 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
01.02.2009
Paysage enfanté.
Paysage enfanté
l’interlude levé, les cyprès âgés,
bonheur de l’enfant, l’horloge fuit.
Somme de furtives luisances teintées en larmes
il est point d’or
où se mêlent pensées en façonnage
et délicates saveurs, silo du sourire.
Précisément là, dans cette clairière
ou la voix humaine calquée sur le chant de l’enfant
panière et anse de frissons
échevellent la brume en sablier,
ses partitions sur l’étendage,
joyaux des intempéries jouent ombres lacées.
18:22 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note






