29.04.2009
L’avant 1 mai, premier mets zéro neuf !

Avant de défiler
le pavé dans la mare
donne
du grain à moudre
à la paille,
route du Rhum
vent du globe
poussière des peuples
rhume des foins
1 mai en sérum
premier bal masqué
croque en
jambes de surimi
sérumaines
et du faciès
anti cagoulé.
21:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.04.2009
Vergers
Après une journée de vent,
dans une paix infinie,
le soir se réconcilie
comme un docile amant.
Tout devient calme, clarté…
Mais à l’horizon s’étage,
éclairé et doré
un beau bas-relief de nuages.
Rainer Maria Rilke -Vergers-
14:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.04.2009
Clou de miroir.

Dans la chambre, la courtepointe du lit attendait l’absence. Elle avait disparu depuis si longtemps que même le chat s’était fait une raison de vivre sans.
20:07 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.04.2009
Corps en accord.
La pesée du corps se ressource
en une clause du temps imparti.
Un instant perdu sitôt revenu,
une aiguille de pin en rêverie
paupières endormies
conjugue l’apostrophe du vent.
Le bruissement des feuillages
apeure le visage.
Une larme en éveil
nacre le jeu de la lumière
en une pluie d’émoi.
Rivière du corps,
récifs somnolents
au fond du puits
les mots s’évaporent.
22:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.04.2009
La porte.
Porte mine, porte blindé pour saisir les renseignements généraux elles sont
costaudes, tout en finesse avec le judas elles collaborent. Le moindre bruit
est miné suivi et traqué. Leur jeu devient le gruyère de votre personnalité, 
l'intimité que vous croyez avoir est dépucelée. La porte ventée, la porte
croasse, la porte grince et frémit de jouissance. C'est un torrent
d'évènements inoxidables sans décrue. Son hospitalité c'est son paillasson de
fortune avec ses poils receptifs ou mules et chausson doivent se décroter
avant d'entrer. Porte minée, porte jartelles la porte se referme en secret.
L'angoisse du sourire derrière la porte ou la solitude du gardien de but sont
les facteurs quotidiens de l'humeur variable de votre thermomètre. Selon les
nouvelles de votre entourage ou celles de votre feuille de chou la porte
s'entrouvre, le loquet grince, la serrure de votre sourire se cripse pendant
que la chaleur de votre corps clignotte d'agressivité. A dix mille lieux,
derrière la poussière des centimètres le messager barbotte sur le paillassson.
Entrer par la petite porte et en sortir grandi devient le bonus de la
socialisation, là ou l'égo chausse le bas de laine de sa croissance. La porte
joue, se déglingue devant la respiration saccadée de vos humeurs.
Texte mise en scène pour film: l'hospitalité 2008
23:37 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.04.2009
Clin d’œil.

Les jambes croisées, le reposoir amidonné de la peau filtrait le chevauchement du pli. Le tissu à demi revêtu une main se posa. L’énigmatique loge de l’échange voyageait avec l’ombre du sourire pendant que la plénitude du mouvement guidait l’apostrophe de l’œil.
00:32 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.04.2009
Secrets d’hirondelles.
« Les signes
qui traversent les portes
murent de neige
les yeux des amants. »
René Char
-secrets d’hirondelles-1946
17:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.04.2009
L'étoffe humaine.

Une empreinte, une trace
un temps décomposé entre lune et brouillard
orchestré puis recomposé,
le regard métisse
le voir et le savoir
en une lingerie d'échanges.
22:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.04.2009
Caresse.
Il est rare
Il est beau
D’avoir de son enfance
Cueilli un avoir
D’avoir grandi
Et de l’avoir chéri.
De revenir
Auprès de lui
Avec les ricochets
De l’âge,
Mémoire en filature
Chiner en soi
La toile de son visage
Pour si peu,
Comprendre ce détour,
Cette identité et cette humanité revisitées
Du soi, du notre et des leurs.
11:24 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04.04.2009
Lux inactinique et l’arpège de l’art.

Dans l’acuité immédiate et souveraine de petites étincelles oisives endêvent, dès l’aube la fenaison des flots. Les dômes des végétations abstruses et maléfiques sertissent les feux follets en calligraphie avec de courtoises et judicieuses luminosités. En ces lieux mobiles et bègues la sinuosité des pensées, celle de l’emphase oubliée aux mains douces et joyeuses ménage les ocelles aériens.
13:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






