31.05.2009
Sécurisez vous!
J’écoute, j’écoute tout, les longues plaines de plaintes de l’enfant, de la femme et de l’homme, les longs fleuves tranquilles et leurs arcs en ciel en désarroi. Le soir à l’heure du repas, je sors le robot et mouline le tout pour ma soupe. Le résultat est compact, il faut avoir des dents d’acier pour l’avaler. Du tout du tout il y a de tout, heureusement que mon chien en avale la moitié dans sa pâtée. Il vit dans une rue sécurisée qui est préférable à ne pas fréquenter !
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30.05.2009
Du sensible à la créature.
« Les créatures du poète ne sont pas des créatures charnelles, c’est pourquoi je les nomme spectres. Elles sont plus vraies que les créatures de chair et de sang parce qu’elles sont inépuisables. C’est pourquoi elles sont mes amis, nos compagnons, ceux grâce à qui nous sommes reliés aux autres humains, dans la chaîne des êtres et dans la chaîne de l’histoire. » Charlotte Delbo – spectres, mes compagnons- Berg international éditeur.
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27.05.2009
Somnambule.
Fil se file.
Fil tendu, faufilé
Fil d’une vie
Unique et liante
Entre deux, entre soie
Entre le soi déviant,
La défiance
Et le soleil couchant
De l’enfantement
Le poil s’hérisse sous le textile.
Epilation, séparation
Rupture en d’autres horizons
Projections et rebonds
Entre tribulations du futur
Macadam du lendemain
Une vie en lave linge
Avec ses mains de singe
Et l’apocalyptique
arbre généalogique
L’espoir ganté se surfile.
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25.05.2009
Le parfum.
Parfum.
Ne me secouez pas
je suis plaine de parfum
Vivante des couleurs franches
les parfums d'enfance
les derniers mots de coton
j'aurai du mal à les quitter
une rencontre
un éphémère
un galet qui joue à la marelle
un évasement
un regard
un échange
une controverse
une ramification qui se gangrène
qui libère
qui renferme
entre silence et présence
le visage se ferme
la parole s'asphyxie
dans le sablier de l'enfance
les paroles se griffonnent
ne muguetez pas
le sablier de l'enfance
le parfum troublant de l'enfance
les couleurs franches
en happening de souvenirs
ils lainent et alunent
laine et lune en fond de teint
entre silence et présence
en un happening de souvenirs
une ramification de visages
masque le parfum de l'enfance
auprès de l'arbre
des paroles virevoltent
entre plume et soie
un nid se tisse
la branche se louvoie
L’étreinte des bruissements
réconforte la peur,
l'échancrure d'une vie se découvre.
20:41 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.05.2009
La main.
Le geste, la liberté de la main, l’universel décrit en une poignée de secondes, oisive, délibérée ou de cérémonie la main s’accommode du tonnerre plaintif et joyeux en son espace, la curiosité la dénude. 
21:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.05.2009
Abstrait du réel.
Quand l'imaginaire se déploie
la parole se décompose.
17:14 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.05.2009
Ronde d'hirondelles.
Glisser
dans ta lumière bleue
rester en suspens 
sans air
sans eau
juste pour le vide
et
maquiller les jours en nuits.
Marie-Christine Rey
- poussières d’amour.
16:51 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.05.2009
Surréalisme en désarroi!
L’étoile de mer.
L’étoile
quand on la rejette à la mer
disparaît en dansant
c’est un rat d’Opéra
toujours une tête
deux jambes
deux bras.
Jacques Prévert -fatras-
21:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.05.2009
Peinture E FERBER
Toutes ses écritures
comportent des signes et des symboles,
et peuvent exprimer la quasi-totalité
de l’esprit humain,
mais n’utilisent pas encore l’alphabet !
11:28 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.05.2009
Envol du pas.
« Soudain, entre la nature et moi
ont surgi un langage et des lettres.
L’air s’est mué en échelle,
j’ai commencé à marcher
entre l’espace et mes yeux,
errant dans les oripeaux de la nature. »
Adonis –chronique des branches-
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