30.06.2009

Villa Arson NICE

« Toute la nature n’est qu’art de toi inconnue ; / Tout hasard n’est que direction que tu ne peux voir ; / Toute discorde n’est qu’harmonie que tu ne peux comprendre ; / Tout mal partiel n’est que bien universel. » Essay on Man de Alexander Pope -1734-SC 90 12-1.jpg

29.06.2009

L’antre de l’émotion.

 

                A mi main le regard figue l’attention, F81.jpg

des paroles s’évasent en filament

et se nichent aussitôt en une nue

d’averses. Sur le traversin

le silence gronde. Mains défaites,

les regards se sculptent,

l’émotion se larme, un recoin,

une friandise audible aux dires

de l’enfant,

la mettra t’il en boucle

avec sa soyeuse chevelure ?

Ferber Eric

 

28.06.2009

Soupière.

Extrait: texte d'Eric Ferber

Avoir la frite!primé en festival actuellement.
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« Le monde de la faim, la fin du monde. La soupière est comme un globe terrestre sur la table. Et du globe fendu couvercle soulevé. L’odeur monte et une tête et des bras blancs dans un nuage. Et la tête riait—la tête riait et flottait d’un bout à l’autre de la table. Du parfum à la faim, par un chemin plus long, ramenant les ardeurs du fond d‘un autre songe. » Pierre Reverdy -sable mouvant-

27.06.2009

Petit espoir, petit soupir.

Extrait de texte d'Eric Ferber: Petit soupir, petit espoir.
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FULG 2.jpgSilhouette obscure d'une nuit

le passé s'enfuit

sous les arbres courbés

nous étions seuls innocents

cernés de rêves lointains,

bande déssinée

conçue

à la réalité

de l'inconscience voulue. Eric Ferber

25.06.2009

Entre terre et ciel.

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Elles avaient des yeux de femmes mais elles étaient enfants .Elles usinaient de leurs mains pommelées les paroles frigides de l’existence. Le soir venu, les coupons de l’ouvrage enfin compostés, dévêtues sous l’eau allégorique de la douche elles dégrafaient puis annotaient pudiquement l’amphore de leurs sourires pour l’heure bien souvent anesthésiés. Et pourtant les haies d’honneur que chacune d’elles avaient paginé de sursauts, dans la naïveté propice du regard, prisaient l’orgueil de ses plus vives expressions latentes. Diaphragme de pensées incessantes entre ciel et terre, leurs  fenêtres endimanchées laissaient perler une coquette félicité nuageuse de coutumes éloignées.

Clou de miroir. Extrait texte d'Eric Ferber


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24.06.2009

Tissu social et haute couture.

 

Sans titre-Numérisation-06.jpg 

La rase campagne en restera borgne de n’avoir vu que les marrons du feu, C’est de la jute, ça se reprise se raccommode comme les chaussettes de grand-mère avec lesquelles on s’accommode sans penser à la mode. Aveuglément l’état la prise aussi scrupuleusement qu’un filet de patates. L’état la mite dès qu’elle se teinture dans la rue pour en éviter ses tags et ses ébats du manifeste. Boucliers en ronds d’oignons, le lacrymogène est le parfum du jour, ça oxygène et ça disperse. Si vite amidonné les médias n’ont rien pu filmer, leur compte rendu s’en défends avec les forces de l’ordre, zéro manifestant. Le pelé et le tondu de assis sur leur chaise de paille, profitant du soleil devant leur porte d’entrée donnant sur la nationale du village, ils seront même privé ce jour de la desserte des cars scolaires et en profiteront pour malaxer plus jovialement et patiemment l’haleine de leur  chewing-gum. Le soir pour les chanceux possédant le petit écran ils avaleront au même titre que leur somnifère les commentaires édifiants de l’érudit journaliste : « côté manifestations, il y a eu moins de grévistes mais plus de manifestants », à croire que la gériatrie prend le relais plus festoiement pour revendiquer le déminage des emplois dans leurs fauteuils roulants tandis que leurs cadets biens portants dénigrent le haut du pavé.  

 

22.06.2009

Ménagère interrogative?

 

Composition abstraite ou surréaliste la nature morte 

a le chic de pouvoir réunir en une composition

un ensemble d’objets conflictuels dans une sérénité absolue.

Que se soit verre, fer et bois avec des formes réfractaires

ou doucereuses l’œuvre jouit de la capacité de saboter

le savoir faire de l’humain pour le blesser au plus profond

de son imaginaire, d’entrevoir les natures mortes

image0-4.jpgde sa propre chair au contact de l’objet.

Qu’en est il de l’écriture lors de la composition abstraite, d’une nature morte  naissante de l’écrit ?

En ressort elle avec une beauté féroce ou avec une laideur toute fraîche et pimpante ?

Qu’en est elle par le regard par rapport au corps avec son armoire du savoir ?  

21.06.2009

LA MUSE HIC


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LA MUSIQUE. Texte Eric Ferber

MARS c’est Aise hors des Stades !

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Musique : « fait penser à un tas de choses. Adoucit les mœurs. Ex. : La Marseillaise ».

Dictionnaire des idées reçues- Flaubert

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