30.06.2009
Villa Arson NICE
« Toute la nature n’est qu’art de toi inconnue ; / Tout hasard n’est que direction que tu ne peux voir ; / Toute discorde n’est qu’harmonie que tu ne peux comprendre ; / Tout mal partiel n’est que bien universel. » Essay on Man de Alexander Pope -1734-
20:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.06.2009
L’antre de l’émotion.
A mi main le regard figue l’attention, 
des paroles s’évasent en filament
et se nichent aussitôt en une nue
d’averses. Sur le traversin
le silence gronde. Mains défaites,
les regards se sculptent,
l’émotion se larme, un recoin,
une friandise audible aux dires
de l’enfant,
la mettra t’il en boucle
avec sa soyeuse chevelure ?
Ferber Eric
21:52 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.06.2009
Soupière.
Extrait: texte d'Eric Ferber
Avoir la frite!primé en festival actuellement.


« Le monde de la faim, la fin du monde. La soupière est comme un globe terrestre sur la table. Et du globe fendu couvercle soulevé. L’odeur monte et une tête et des bras blancs dans un nuage. Et la tête riait—la tête riait et flottait d’un bout à l’autre de la table. Du parfum à la faim, par un chemin plus long, ramenant les ardeurs du fond d‘un autre songe. » Pierre Reverdy -sable mouvant-
17:39 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27.06.2009
Petit espoir, petit soupir.
21:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.06.2009
Entre terre et ciel.
Elles avaient des yeux de femmes mais elles étaient enfants .Elles usinaient de leurs mains pommelées les paroles frigides de l’existence. Le soir venu, les coupons de l’ouvrage enfin compostés, dévêtues sous l’eau allégorique de la douche elles dégrafaient puis annotaient pudiquement l’amphore de leurs sourires pour l’heure bien souvent anesthésiés. Et pourtant les haies d’honneur que chacune d’elles avaient paginé de sursauts, dans la naïveté propice du regard, prisaient l’orgueil de ses plus vives expressions latentes. Diaphragme de pensées incessantes entre ciel et terre, leurs fenêtres endimanchées laissaient perler une coquette félicité nuageuse de coutumes éloignées.
21:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Clou de miroir. Extrait texte d'Eric Ferber
21:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.06.2009
Tissu social et haute couture.
La rase campagne en restera borgne de n’avoir vu que les marrons du feu, C’est de la jute, ça se reprise se raccommode comme les chaussettes de grand-mère avec lesquelles on s’accommode sans penser à la mode. Aveuglément l’état la prise aussi scrupuleusement qu’un filet de patates. L’état la mite dès qu’elle se teinture dans la rue pour en éviter ses tags et ses ébats du manifeste. Boucliers en ronds d’oignons, le lacrymogène est le parfum du jour, ça oxygène et ça disperse. Si vite amidonné les médias n’ont rien pu filmer, leur compte rendu s’en défends avec les forces de l’ordre, zéro manifestant. Le pelé et le tondu de assis sur leur chaise de paille, profitant du soleil devant leur porte d’entrée donnant sur la nationale du village, ils seront même privé ce jour de la desserte des cars scolaires et en profiteront pour malaxer plus jovialement et patiemment l’haleine de leur chewing-gum. Le soir pour les chanceux possédant le petit écran ils avaleront au même titre que leur somnifère les commentaires édifiants de l’érudit journaliste : « côté manifestations, il y a eu moins de grévistes mais plus de manifestants », à croire que la gériatrie prend le relais plus festoiement pour revendiquer le déminage des emplois dans leurs fauteuils roulants tandis que leurs cadets biens portants dénigrent le haut du pavé.
22:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.06.2009
Ménagère interrogative?
Composition abstraite ou surréaliste la nature morte
a le chic de pouvoir réunir en une composition
un ensemble d’objets conflictuels dans une sérénité absolue.
Que se soit verre, fer et bois avec des formes réfractaires
ou doucereuses l’œuvre jouit de la capacité de saboter
le savoir faire de l’humain pour le blesser au plus profond
de son imaginaire, d’entrevoir les natures mortes
de sa propre chair au contact de l’objet.
Qu’en est il de l’écriture lors de la composition abstraite, d’une nature morte naissante de l’écrit ?
En ressort elle avec une beauté féroce ou avec une laideur toute fraîche et pimpante ?
Qu’en est elle par le regard par rapport au corps avec son armoire du savoir ?
20:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.06.2009
LA MUSE HIC
12:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
MARS c’est Aise hors des Stades !

Musique : « fait penser à un tas de choses. Adoucit les mœurs. Ex. : La Marseillaise ».
Dictionnaire des idées reçues- Flaubert
12:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







Silhouette obscure d'une nuit