30.07.2009
Le silence.
Le silence on en fait sa défense, un peu comme la corne d’éléphant que l’on place devant son divan, histoire de conjuguer ses connaissances en fuyant les empreintes de son vécu ainsi que les marbrures du zèbre que l’on a pu connaître lors d’un safari en 4X4. Le silence c’est un creuset, un fossile que l’on refuse de déterrer. La parole qui ferre le silence est beaucoup plus redoutable et sournoise, analysée c’est une absence de mémoire voulue et canalisée. C’est un mépris qui se solde en bonne affaire avec la saveur de l’ignorance entre l’âtre du foyer et le masque sur la cheminée. C’est l’héritage de la fratrie qui se défausse, se déchausse, ce n’est rien d’autre que du soi en mal de vivre qui se dit de bien vivre, une flatterie en caniveau sans froisser son orgueil. Le silence cela évite le pire, vivement la sono ! le culte et la culture s’amourachent à lui facilité la tâche. Eric Ferber
collage photo If 6 avec mes remerciements.
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Subtil dosage.
L’enfance,un adonis en gestation, de ses fébriles interrogations, le proche, le fils la complicité d’années chancelantes en guerre d’attendre, les regards froissés, les regards déliés une tendresse se mue en des lacets inattendus, dans une aridité joueuse hors pair de limite. Là où la poursuite illumine le ring, le sien, le leur en peuplade de survivre. De prendre l’autonomie du corps né et de lui en prescrire l’élan de sa capacité et de sa dualité entre affectivité et roublardise du charme. L’emmagasinement du savoir et du partage sera les seules à solidifier le bâti des passerelles entre une diversité sans cesse déferlante. Ferber Eric
« D’une obscurité profonde, où parfois glisse le reflet lent qui éclaircit les sources aux eaux abondantes et paresseuses, monte une ombrelle énorme, une sorte d’astre. Son dôme, qui affleure la surface de l’eau, porte les couleurs du bégonia ardent, de la rose sanguine, ses bords noyés redescendent au rouge du métal chauffé, du grenat que l’ombre violace. Derrière la flottante créature empourprée, une ramille traînante, digitée d’un vert d’algue, se balance… » Colette- le voyage égoïste -
10:13 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.07.2009
Malaise ou cutie?
Le saviez vous,cela vient de tomber, rien de grave cependant ça se trame au devant des regards, c’est grotesque et aussi futile, cela n’a pas été voulu, plus tard on en prendra conscience juste au moment voulu le regard acquiescera,l’émotion en transit veinera l’instant, c’est le temps du demain qui se propage, c’est impalpable et quelque part illisible,il n’y a rien de semblable, c’est sur le chemin du savoir dans l’axe du questionnement à condition de s’en être paré auparavant. C’est invraisemblable que cela se soit aussitôt évaporé, les dunes en évasent sa trace. La nouvelle vient juste de la repêcher, elle ruisselle en cascade. Est-ce désirable ou inflammable, l’orée de la connaissance tractera ses bribes d’histoires, c’est peut être vital, papal, pour ma part je préfèrerai que cela soit royal avec la poussière du sentiment question de choyer ses choix, de fleurir la raison sans horizon. Quelque part ça plombe, c’est de l’information, une sorte de tract qui donne le trac, un James Bond à la une de votre manchette, c’est un grand pas, un grand bond dans la conquête de l’étourdissement, une pincée dans l’ivresse qui fera dicton, qui s’épaulera de l’envers et de l’endroit pour faire tourner le monde de l’impression !Ce n’est pas encore la porte, il est temps de prendre le pas et d’être aussi loquace que son loquet,de virer devant son judas son agressivité
21:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.07.2009
Rien à vous dire.
Ce soir je n’ai rien à vous dire, Je subsiste entre pages de livres, m’éventail de grandes conversations avec l’inconnu de l’être au plus simple de son désir de vivre, vraiment je n’ai pas envie de vous le dire, c’est de l’intime qui se livre en pages et pourtant ! Quelqu’un vient de me passer commande pour une lettre d’amour, la folie s’arrêtera t’elle un jour !
00:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.07.2009
Vie laitée, vue d'été.
La demoiselle aux principes
Ces dames, à la devanture,
Penchent (idiotes), leurs têtes
De cire, et féminine!
Quête,
Mâle, près d’elle l’aventure,
Qu’une ait les cheveux gris, mais le visage rose !
L’autre blonde et bouclée attend les compliments,
Et la brume sourit aux possibles amants :
Muettes toutes trois, d’humeur jamais morose,
Elles n’ont pas de bras, commode
Manque ! ni d’âme(bons pastiches
Des femmes, mais accrus pastiches,
Des chignons à l’ultime mode)…
Aragon- le libertinage-
21:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Point d'orgue, point d'orge.
Portrait.
Rides irriguées dés la naissance, le visage enfante les plaies. L’échange louvoie en tain joie et labeur avant de devancer ses libellés. En tant que photographe, je l’ai toujours perçu comme un éphémère sans contenu, à l’état brut, mort ou vivant, il m’est impersonnel de retenir aucune trace psychologique mais par contre un nombre incalculable d’esquisses au moment où je le croise et m’en saisi , ineffaçable, je fige l’image en une contrée, en un appoint en mon propre enclos du regard, celui du quotidien, celui qui nous affecte en larme trop rare de la durée, le temps avec lequel on entonne les chants de la connaissance. Je me refuse d’agripper au portrait ses approches immédiates, ce qu’il voudrait transmettre en cette circonstance, je ne cherche ni le relief de sa beauté ou de sa laideur, je me soucie tout simplement de son naturel et de l’affabilité qu’il voudra me faire partager.
13:31 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.07.2009
Le temps retouvé.
Etrange aussi le sentiment de la durée en présence de tant de petites choses : d’autant plus fortes qu’elles sont inapparentes : une cuillère qui m’a accompagné au cours de tous mes déménagements, une serviette de toilette, accrochée dans les salles de bains les plus variées, la théière et la chaise en rotin, des années durant déposées dans une cave et gardé quelque part et maintenant de nouveau à leur place, une autre place, c’est vrai, que la place attirée et pourtant devenue la leur. Peter Handke – poème à la durée-
17:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.07.2009
Lac de vie.
Il n’y a pas grand-chose à dire de cette chambre. Certains de ceux qui l’on habitée une fois ou deux, pendant une heure ou deux, auront emporté d’elle un souvenir incomplet—ceux dont un chagrin s’alourdit d’année en année jusqu’à raser l’asphalte abandonné aux mois d’août sordides ; elle ou lui se reverra—sans savoir pourquoi—entrant là, silencieusement, pendant que déjà la petite flamme de leur désir vacillait… Greta Knutson : anthologie du surréalisme /folio
21:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.07.2009
Vivre.
Tout fait vivre, l’humeur, la misère noire, l’embellie de la beauté, le clin d’œil, l’écliptique du savoir, la pince à linge de son chez soi, le tango et l’abus de son corps. A chacun de s’harmoniser avec ses mufles pour s’entremêler pas à pas dans l’arène de la corrida. Entre soleil et lune l’écoute du corps use passions dans la piste des étoiles. Un oiseau éveille l’attention, les couleurs teinte le charme, sagesse en cachette.
22:14 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18.07.2009
Idéa.
De l'idée qui vient, qui s'en va, peut-être reviendra, peut-être pas,
que sais-tu - d'où elle vient, d'où elle ne vient pas !
De cette musique, qui passe, qui te traverse, qui te fait oublier le vent, et le temps, et le bruit quelqu'il soit autour,
de cette musique, ou de cette parole, qui arrive comme un vent follet, qui passe, qui te tord, et qui te fait tourner,
qui t'emporte, et qui te laisse là, brisé, noyé, plus léger que plume, plus lourd que pierre -
et qui te laisse là, crevé de mille morts, de mille amours et de l'éternité, et qui te laisse là, desséché, plus vif que source,
plus ivre et plus sûr, et qui - qui reviendra peut-être, jamais semblable - ou ne reviendra pas - comme l'onde revient, ou ne revient pas, plaisir déchirant, douleur rayonnante -
qu'en peut-on dire ! Qu'est-ce qu'on en sait.
Marcelle Delpastre, extrait de Paraulas per questa terra
(édicions dau chamin de Sent-Jaume)
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