29.08.2009
Sur le fil
Ce qui me décloue c’est la vie et son pneu avide. Chacun s’en contente, prend la mesure de sa chambre à air avant qu’elle ne puisse devenir chambre à gaz. Savoir poser les justes mots de son ressenti, prévenir l’assemblée paisiblement pour qu’elle vous écoute n’est pas coutume à réveiller nos mémoires. Ne laissons pas cela à la médecine ou à la psychanalyse, prenons le temps des mots , de leur passé jusqu'à leur présent pour en faire vivre leurs devenirs et convictions de vivre et de partager ensemble ce qui nous semble louable tout simplement en dehors de l’égoïsme de nos destins. Cela peut paraître fin mais reste intacte dans l’odorat de l’attente. La patiente, le patient, allongé ou assis a hâte de se souvenir, à hâte de n’en réveiller ses esprits, ceux du réconfort aucunement avec les morsures de vos propres vies.
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26.08.2009
Mémoire du réveil.
LE MIROIR D'UN MOMENT
Il dissipe le jour,
Il montre aux hommes les images déliées de l'apparence,
Il enlève aux hommes la possibilité de se distraire.
Il est dur comme la pierre,
La pierre informe,
La pierre du mouvement et de la vue,
Et son éclat est tel que toutes les armures, tous les masques en sont faussés.
Ce que la main a pris dédaigne même de prendre la forme de la main,
Ce qui a été compris n'existe plus,
L'oiseau s'est confondu avec le vent,
Le ciel avec sa vérité,
L'homme avec sa réalité.
Paul Eluard
19:03 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.08.2009
Entre vie et compassion.
Sur un scooter la carrosserie c'est vous,
les pieds sur les pédales de la voiture l'acteur c'est vous
dès votre puberté à douze ans
l'adultère c'est pour vous
l'hospitalisation pour le scooter
la désincarcération pour l'automobiliste
l'incarcération en geôle pour les pubères et nubiles.
Il suffit d'un rien pour passer à côté,
ça vous concerne
c'est la prise de risque qui illumine votre vie
c'et la crise qui réveillera la bougie de votre batterie
reprenez confiance,
les banques et les assurances s'occuperont de vos fêtes
en pères noël
vous percevrez des papillotes en porte feuille
de l'arsenic minimisée,
dans le même linceul
humains désemparés,
humains prévoyants
s'en serviront de tapis de sol
avec le droit du sol qu'ils leurs restent
aucun envol à court terme
c'est la récession , c'est la crise
la météo s'en mêle
l'élasticité du nuage joue avec la dépression
en scooter, en voiture, en escalade
plus de pompiers, plus de SAMU, plus d'hélicoptère
plus de forfait hospitaliers
c'est la dérive du privé à la Prévert
balais d'automne, chasse neige d'hiver, insecticide de printemps,
canicule de l'été,
en fin d'année les pépins endeuillés
fructifieront les dividendes des rescapés.
Bourses plates, bourses gonflées
c'est le cancer de la médiocrité.
Sur un scooter la carrosserie c'est il,
les pieds sur les pédales de la voiture l'acteur c'est il
dès sa puberté à douze ans
l'adultère c'est pour il
l'hospitalisation pour le scooter
la désincarcération pour l'automobiliste
l'incarcération en geôle pour les pubères et nubiles.
Il suffit d'un rien pour passer à côté,
ça le concerne, ça la concerne
c'est la prise de risque qui illumine sa vie
c'est la crise qui réveillera la bougie de sa batterie
reprendre confiance,
les banques et les assurances s'occuperont de ses fêtes
en pères noël
ils percevront des papillotes en porte feuille
de l'arsenic millésimée,
dans le même linceul
humains désemparés,
humains prévoyants
s'en serviront de tapis de sol
avec le droit du sol qu'ils leurs restent
aucun envol à court terme
c'est la récession , c'est la crise
la météo s'en mêle
l'élasticité du nuage joue avec la dépression
en scooter, en voiture, en escalade
plus de pompier, plus de SAMU, plus d'hélicoptère
plus de forfait hospitalier
c'est la dérive du privé à la Prévert
balais d'automne, chasse neige d'hiver, insecticide de printemps,
canicule de l'été,
en fin d'année les pépins endeuillés
fructifieront les dividendes des rescapés.
Bourses plates, bourses gonflées,
vagins gavés au jeu de l'oie
c'est le cancer de la médiocrité.
C’est le clignotant qui guide le coma.
20:53 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.08.2009
Rêveries.
"Quelle aube, soie déchirée dans le bleu de la chaleur a surgi remémorée?
Quels mouvements de couleurs?" Noël Ruet. Le bouquet de sang.
17:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.08.2009
Avec le dos de la cuillère!
Voir, refus de voir, transcender la pensée de l’avoir aperçu en cire, en sculpture où l’étrangeté propulse l’accommodation du savoir où l’émotion calque le silence dans le lambeau du coma. Fièvre de ne pouvoir, de ne vouloir aux yeux du vécu de visiter cette mort artificielle, celle que j’ai vécu, celles que j’ai perçu d’étrangers en embrasant l’intimité, celles dont je me suis tus sans jamais le divulguer. Le levier de la parole dont je me refuse à ses instants précis de partager avec les proches avec l’itinérant approximatif du jeu des pronostics. J’attends le réveil de ma sœur chère sans me faire illusion du frère et de la sœur du centre des cinq que nous sommes. Ma sœur du centre en ces circonstances ne manque pas de paroles abruptes. Elle ne manque pas d’amertune en flirtant le moment de nous faire part de son suivi psychologique pour pouvoir éliminer définitivement les émotions fortes de ses frères et sœurs qui fracturent indésirable ment sa vie. En trou de mémoire, elle réfute des paroles qu’elle a prononcé par voie de téléphone, en fait histoire à chacun pour couvrir son impunité histoire de cynisme pour en sortir grandie. Avant même l’informatique elle a développé le virus, si cela est sa survie salutairement sa poésie n’est pas la mienne.
Dernier, avant dernière, farouches mais justes étions nous. Hormis l’aînée ne parlons pas de ceux du centre ces forcenés que la vie à épargner, ses intraitables du sentiment où l’émotion en devient défigurée. Une vie mi figue mi raisin a soudé en tumulte nos échanges de pensées incessantes. Dernièrement nous avions beaucoup conversé, entre la jovialité de sa fille et la tendresse qui l’a coiffait, de l’incompréhension totale de notre sœur et de notre frère du centre, de nos parcours mutuels dans lesquels nous avons évolué entre père et mère.
23:58 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.08.2009
La parole.
Itinérante et tzigane la parole à des ailes de rapace. Elle travaille le nuancier de ses mélodies pour être sans cesse convaincante et innovante. Elle peut s’acquérir aussi bien par le biais de l’école buissonnière ou celle des hautes études. La parole cette scie ondoyante qui découpe notre espérance en copeaux doit être façonnée et modelée avec la justesse de notre vécu afin de libérer la volière dans laquelle elle a apprise à voltiger. Certains la prennent au fil de leur existence pour étendre l'agressivité de leur pouvoir et ainsi la saucissonne dans une cruauté hilarante histoire d’avoir une bibliographie avec l’errance de la vulgarité dans des limites accordées aux symboles qu’elle ovationne. Le regard loueur d’images n’a que la piété pour la faire véhiculer. Vibratrice d’émotions incolores elle questionne sans cesse ses trajectoires avec le miroir de la neurone.
21:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.08.2009
Ondes magnétiques.
"Sur les vertus du silence, les religions sont intarissables : c'est à leur visage heureux. Il est dommage que leurs aspirations paisibles s'accompagnent d'injonctions à des renoncements austères. Les suspicions rigides adressées au langage sont toujours inquiétantes : on ne se tait vraiment que dans la mort. Mieux que toutes les philosophies, la littérature réussit à guérir le langage de ses affections, dansl a reconciliation du verbe et du silence. Extraits du dictionnaire des mots obsolètes"
/ Larousse
23:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.08.2009
Sans fioriture.

L’accident n’a pas d’accent, il vit à découvert sans toit ni loi, dans l’incidence de l’indécence. Un corps entre vie et détention, entre respiratoire et cessation entre l’oubli et la mémoire dans la cerisaie de l’enfance entre frontière, parapet et parterre fleuri. Le corps grandi entre fratrie, entre résonance et facteur de l’accord. Il fait soi, murmure ses défenses, apprivoise l’anse du savoir. Forceps d’une vie, canalisations de l’humeur la vie en corps en demeure la tranche saillante du livre, pages inachevées dans l’étrange culture de la cruauté et de ses incessants rituels. La résistance du corps est l’infection du tabou, l’éloignement du réservoir de l’humain, le sens interdit que chacun se prescrit en pensant vivre durablement sa vie avec ses vœux de satin. La maladie me l’a apprise en fractionnant la limitation de mes choix entre l’ivresse et l’interdit, entre la responsabilité et l’irresponsabilité dans les torrents de larmes et de silences. Bien sûr après on peut converser d’amour, d’eau fraîche et de canicule, c’est la météo des nuages des sentiments, c’est de l’orage à l’horizon qui calfeutre l’émotion. Elle est pas belle la vie !?
20:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.08.2009
Transparence.
Un témoin est
sorti de son
silence!
15:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.08.2009
Poubelles de riches.

L’éclectique, savoir de saisons, semence volée, alphabet effeuillé sur les chemins de l’exode avec l’exil flottant d’une destinée, proie aux ailes dissidentes couleur de mémoire évasée au fil des nues. Chercheuse de l’abc dès l’éclosion à élucider ce qui est à portée de comprendre pour en torréfier son grain de café, ferrer l’inconnu et en faire fructifier son coup de foudre. FERBERERIC01/08/09
21:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






