30.09.2009
Le chapeau dévoile les lunettes.
Si j’avais à l’aborder ou à la border dans le silo de la parole, je pourrai la convaincre de me répondre, dans une interview anodine semblable à un miaulement ou à un croissement. Avec des mots simples, j’improviserai en averse le questionnement avec les teintes de l’arc en ciel. Avec l’aval du consentement pour qu’elle retire ses lunettes de soleil, je pourrai lire alors la psychologie de son regard afin que je devienne pertinent dans le dialogue. Dès lors corps et visage cousent les vêtements pendant que la parole affleure détente et agrément. L’échange dans sa frontière recueille son identité. Fragile et franche, l’ombre d’une confiance méconnue balbutie en clair-obscur.
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25.09.2009
Tenue!
L’arlequin, le chien, un short défilant et démaillant maille à maille les fines vacances, c’est le train train du tout terrain, ouvrir ses yeux avec le chapeau, découvrir du nouveau, l’afficher à la rentrée au bouleau ou boulot, puis devenir boulimique de connaissances en prenant le vertige mesuré de son contre poids, au fait à ce moment précis j’avais qu’elle tenue ? Tout ce que je me rappelle je déjeunais tranquille en solitaire sur une terrasse.
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24.09.2009
Part de chambre.
La chambre devient une seconde mémoire entre l’inertie latente qui s’y déploie. La chambre enclot le silence et le fascine. Le temps cesse de fuir, il s’attarde, se rattache au filament de la lumière, puis s’en détache involontairement avec l’abîme de la souffrance. Le corps dialogue avec ses mémoires. Chaque coins de la pièce deviennent dogmatiques, dans les moindres endroits visités, dans l’éclosion de la vue, l’objet se démarque de l’espace pendant que la pensée fugitive atèle l’ivresse du demeurant. Une présence détestable rôde. Invisible elle s’accommode de l’espace comme l’araignée tisserait sa toile. Cousue d’or la chute du jour pointe, l’écriture vacille, le soin s’empare du corps.
15:29 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.09.2009
Chambre à part.
De la chambre, la pensée fait le ménage, les murs discrets amortissent les confrontations, ils peignent le devenir et ses questionnements avec la teinte de la durée. Ils partagent le plus agréablement l’attente avec le cœur serré de voir le patient partir avec ses égarements. La chambre devient accoutumance, les murs s’harmonisent avec l’éclaircie joviale de la fenêtre. Le paysage tel qu’il soit réconforte la fatigue et l’impatience avec les variantes musicales et son harmonie des couleurs. Dès lors les quelques objets intimes de soi, de l’autre périclitent dans les traverses de la mémoire. Des moments recroquevillés, des moments sans paroles, dans lesquels le corps en ascète, fait silence de sa propre reconnaissance et des secrets de sa résistance. Le regard d’autrui, le regard inattendu, le regard singulier deviennent en ses moments d’une sensibilité extrême avant que la parole se noue et reprenne confiance, avant que le sourire s’affiche et lève son pied.
13:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.09.2009
Joujou.
Le jeu, l’enjeu, le regard est de mise, une floraison en clin d’œil ou une déraison en âpreté, la lisibilité de perdre ou de gagner. La passion envoûtée de l’enfant avec le mouchoir du caprice tout proche comme ultime joker. L’attention est maîtresse.
19:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.09.2009
Sensualité des bruits.
Chorégraphie de nos multiples corps, gestes farfelus du moment, de leurs croisements et des chants de leurs pensées dans la volière de leurs évènements les corps se fondent et s’osent. Gracieux, disgracieux, ils se mêlent, s’entrelacent au milieu des cris de la ville. Tous ses bruits harmoniques qui balayent le quotidien de ses peines et de ses joies. Les ballets plus lointains des travaux diversifiés, le passage de la balayeuse ou une note discrètement dictée venant d’un étage prennent et partagent les sens, les orchestrent en une rêveuse horlogerie. Tout se mouvemente et se feutre.
18:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18.09.2009
Patrimoine de l’enfance.

Apaisement, posture de l’adulte se mettant au niveau du regard de l’enfant pendant qu’une légère bise bisque le tissu du transat, un vent où la parole tourbillonne en un flot de tendresse pour que le souvenir puisse évaser au lointain ces mots précieux du moment tout comme le sourire d’une de ses adolescentes et de son unicité du vivre, langer cette quiétude avec le fil du savoir pour en caresser sa chevelure. Laisser l’herbe épier cette intimité, cette source de ses gestes plaisirs où le rien couve le bonheur de chaleur.
13:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.09.2009
Bienvenue au paradis.
Trois baigneuses de la quarantaine, shorts et jean moulés en discussion du devenir, toutes mains sur les hanches de la féminité, comment passer l’été ? Avec quelles huiles dégraissantes de la minceur à celles du bronzage. Il y a-t-il des proies à notre portée dans cette aire de détente, des prises prêtes à nous choyer avec la tendresse du sac et des paroles auréolées de bons sens du sentiment ? Bref, les réflexions lumineuses de l’été, quel casse tête !
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15.09.2009
Photogrape ingrat!
Se détendre, jouer la carte de ses muscles et de ses os c’est un fait, une conception de l’animal humain, j’avoue prendre plus de plaisir à saisir ses situations que de les vivre pour ma pomme. Ceci interroge souvent mes proches, l’indifférence que j’ai systématiquement envers ses exercices les interroge. Comment faut t’il que je résolve ce défi ? Dans mon être, resté assis et allongé plus que debout avec la maladie qui ma suivi j’ai opté involontairement à faire valoir le zen. Refuge très certainement avec impromptus tolérables et intolérables aux yeux friands de mes proches ou des personnes que j’ai pu croiser inopinément. Véritablement, est ce que je connais la détente ? Je suis incapable de vous répondre, j’ai appris à errer, à lire des pages et des pages à pouvoir saisir ses moments forts que je n’ai jamais osé vivre, pourtant je les approuve, je les aime mon seul regret c’est que personne m’a dit comment les aimer, je le cherche encore mais cela demeure une dure épreuve, celle d’une vie singulière au-delà des livres, au-dessous d’une perfection qui ne veut me lâcher. La seule mesure que je me fixe au travers de mon objectif c’est de faire vivre l’humanité en son univers. Ici le marcel assis sur la poussette et l’ambiance de famille m’en dit long de plaisir d’avoir capté cette photographie.
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14.09.2009
Détente forcée.
Les deux mâles sont ils entrain de discuter du match foot de la veille, du goal qui à dégueuler sur l’arbitre pour l’injustice du score ou parlent t’il de l’avant centre qui se rallie au PS, en tout cas la discussion n’est pas de la poésie. Quand aux pièces rattachées elles énumèrent le rêve de leurs ex en attendant que ce fasse le café dans ce silo de la détente cagoulé par le sourire correcteur. L’arceau et l’arrière plan de bâtonnets d’enfants me chavirent en eaux troubles ! Quand à la cafetière rouge elle jette un froid !
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