03.10.2009
Point à atteindre.

Un léger souffle, un cœur caché, allongé sur le canapé les jambes légèrement recroquevillées, le silence chapeaute l’atmosphère. A mi distance un piano noircit l’ombre. Les persiennes filtrent la nuit. Au dehors un orage accouche, le vent enveloppe les feuillages d’étranges bruissements. Les ombres jouent avec l’étincelle de l’heure. Sur le seuil de la porte, immobile, la pensée me gifle. Une avalanche de souvenirs dévale en cascade en une multitude d’images. Elles s’emparent de mon corps, le tourmente en démesure jusqu’au frémissement. Je n’ose bouger, la mémoire se souvient graine par graine de la passion que nous avions l’un pour l’autre. Un pleur m’invite, gorge serrée, paupières closes.
21:43 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note







Commentaires
Presque un basculement du texte dans l'émotion, une belle photo aussi où le corps, à demi surgi, bascule aussi entre ombre et lumière.
Ecrit par : kelcun | 03.10.2009
un beau texte tout en toi déroule sa pudeur
Ecrit par : if6 | 05.10.2009
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