10.10.2009
Sans biaiser!
Se toiser est un vrai métier, tuile par tuile faire reluire son existence est une orageuse réalité. Entre cyclone et mistral, savoir construire du vent en devient une farce, l’eau qui coule sous les ponts est immonde, les jours de carnaval elle se démasque, enfin il y a des toitures rupestres qui résistent et renouvellent allègrement le parc de l’immobilier avec la bonhomie des banques et des écureuils dans les branches. Que demander de plus ? Se maquiller et fermer ses persiennes pour rendre convivial sa résidence et signer au loin de tous avec sa garde rapprochée ce que l’on a été comme déchéance ? Ce jour là j’étais sur le haut du clocher, par inadvertance mon appareil photo à dévissé, sans écraser de fidèles il m’a restitué l’image que vous voyez avec son miroir cassé. C’est pour cela, ce jour même ou j’ai décidé de frapper de mes mains au mas de René Char, une rencontre avec suite sans suite, une rencontre informelle dans les paysages délocalisés qui ose prendre racines avec les herbes folles de la poésie dans le
devenir de l’intelligence et de son intégrité.
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Commentaires
Ton texte est beau et même éloquent, sur toitures et clocher, dévissage de l'appareil et du propos !
Ecrit par : gaspard | 12.10.2009
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