28.10.2009
Conservation de l’écriture.

Un fait divers peut il faire partir de l’écriture ? Ecrire l’histoire singulière ou la grande histoire ? Relever la fiction ou prendre à bras le corps la réalité ? Ce soir par exemple, entre rue et avenue, venant du kiosque de la presse et de sa cave à cigare, juste en face d’un établissement de prêts fonciers, d’un pas lent et observateur j’arrive à hauteur de deux poubelles. Une poussette des plus rustique et des plus simple, fait bloc avec. Une petite fille de deux, trois ans l’habitait dans le calme, pendant que sa mère certainement, couvercle ouvert d’une des poubelles, cherchait peut être le repas du soir, à moins qu’elle condensait le contenu pour trouver place à abandonner son enfant avec la culpabilité de ne plus pouvoir la nourrir. Une scène vraiment pas évidente à flirter avec l’arme du langage ou avec la plume de l’écrit. Travaillant aussi bien l’image que l’écrit, je ne saisis pas l’interdit si il peut en avoir un, je le rythme tout simplement en aval et en amont de mes passés. L’écriture à ce moment précis m’interroge.
20:58 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note







Commentaires
Quelle belle étrange photo... avidité juvénile... rivalité fraternelle... convoitise et fascination...
Matière brute saisie même si pas évidente d'une scène de rue impitoyable...
Les deux pour une commotion.
Ecrit par : kelcun | 30.10.2009
:) alors ça c'est trop rigolo, ce regard sur la madeleine comme s'ils savaient déjà toute son importance. la fascination oui c'est bien le mot, visible sur cette photo. j'aime ce texte aussi.
amitiés
Ecrit par : if6 | 02.11.2009
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