31.10.2009

Ivresse du lecteur.

image0.jpgL’équilibre psychique du livre

Ses mots adéquats avec lesquels on papillonne

Le monologue ou le dialogue qu’il provoque

L’écaillement du voyage

Et sa démesure du temps.

28.10.2009

Conservation de l’écriture.

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Un fait divers peut il faire partir de l’écriture ? Ecrire l’histoire singulière ou la grande histoire ? Relever la fiction ou prendre à bras le corps la réalité ? Ce soir par exemple, entre rue et avenue, venant du kiosque de la presse et de sa cave à cigare, juste en face d’un établissement de prêts fonciers, d’un pas lent et observateur j’arrive à hauteur de deux poubelles. Une poussette des plus rustique et des plus simple, fait bloc avec. Une petite fille de deux, trois ans l’habitait dans le calme, pendant que sa mère certainement, couvercle ouvert d’une des poubelles, cherchait peut être le repas du soir, à moins qu’elle condensait le contenu pour trouver place à abandonner son enfant avec la culpabilité de ne plus pouvoir la nourrir. Une scène vraiment pas évidente à flirter avec l’arme du langage ou avec la plume de l’écrit. Travaillant aussi bien l’image que l’écrit, je ne saisis pas l’interdit si il peut en avoir un, je le rythme tout simplement en aval et en amont de mes passés. L’écriture à ce moment précis m’interroge.

27.10.2009

L'identité nationale1.

PER 27 18-1.jpgL’identité nationale 1 !

L’éducation c’est la route nationale avec les radars de la défense, de vrais play mobiles postés derrière les platanes. De la défense à la justice c’est le postillon placé sur le pare-brise, l’amande pour l’écureuil qui vous égayera par son agilité à passer entre les mailles. Les portes des ministères hermétiques contre la frilosité de l’assemblée à la maison de fin de vie du sénat, font front commun à vos réclamations avec les forcenés de la garde mobile, les mannequins chapeautés de l’épée et de la garde rapprochée et de la poétique des pervenches. Il y a-t-il un pilote dans l’avion ? Est t’il chaussé pour pouvoir faire face au désastre de ses revenus, autant de questions médiatiques qui se vendent à flot dans les mers désertiques. Les décisions se prennent d’ailleurs dans des lieux sordides et comme des fientes vous palabrent le visage, c’est la défense, c’est l’identité nationale qui se pavoise avec son drapeau républicain. Les caisses sont vides ?

« Et pourtant, les députés sont appelés à voter le 5 novembre un budget de la Défense de plus de 32 Milliardsd'euros. Ce n'est pas la crise pour tout le monde et tous les budgets. La caractéristique principale du budget de la Défense 2010 est de préparer les guerres de demain par le sacrifice des hommes au profit des équipements sophistiqués et meurtriers. L'arme nucléaire y a encore une fois la part belle. Ce budget est la conséquence de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'Otan et du vote de la Loi de programmation militaire 2009-2014 qui engloutira ces prochaines années 186 milliards d’euros au bénéfice de la Défense, dont 102 milliards seront consacrés à l’équipement des forces.
Au lieu de servir à préparer la guerre, ces sommes colossales devraient servir à éradiquer la faim dans le monde, assurer un accès à l'eau potable à tous, garantir une éducation partout sur la planète, ...promouvoir la paix. »

23.10.2009

Aux réalités!

111 PER2 1.jpg« Le charme d’une voix, de la voix,

c’est peut être ce regret constant

de ce qui fut dit, la sensation

confuse qu’elle manifeste la fuite

du temps et l’impossibilité

d’en saisir le moment. »

Richard de Sèze

21.10.2009

Sens de vie.

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Il faut du temps, il faut du savoir faire pour comprendre, apprendre, analyser, disséquer, aujourd’hui je suis content, me promenant dans la ville au milieu de ses rues j’ai apprivoisé trois sourires, trois regards me veinant. C’est peu, c’est infime mais tellement grand pour l’éveil de la pensée, peu importe si cela soit fugitif, c’est une crudité en bouche, des orgueils qui se déplâtrent, la gratuité muette de la parole, peu importe, c’est aussi précieux que la visite d’un tableau. 

19.10.2009

Féerie.

 

Le soleil automnal s’éveille avec ses brouillards.SC 15 31.jpg

Le givre frémit, le silence chuchote, le sourire

vibre pourtant avec les strates des roches.

L’heure matinale humidifie ses voix

devant l’immuable parchemin des cieux.

Lectures à vous faire partager : deux essais :

Histoire de voix au XVIII siècle d’Arlette Farge

Histoire de chambres de la renaissance à nos

jours de Michelle Perrot

17.10.2009

Un alphabet sans limite.

P 1 DIA 24-1.jpgJe t'écrirai

 

« Un jour je t'écrirai je dirai des choses très simples comme toujours avant l'hiver
La pluie qui lentement redessine la plaine ou la dénoue le silence des nuages l'étrange

je ne sais pas la langue des volutes les fumées le vent l'intense quelque chose d'intense dans la lumière l'absence peut-être la densité de l'absence sa nuit
je t'écrirai avec la nuit sa clarté tamisée par le filtre des mots glissant sur les veines du papier

velours ce que je veux dire de lisse quand tu n'est plus là l'évidence que je ne dis pas Velin que je ne sais pas dire

la solitude ce qu'il faut commencer de solitude pour comprendre si fort la solitude la nommer seul comme quoi la mer quelque chose d'étroit d'aussi vaste et noyé d'immense

ces mots si simples qu'il faudrait te dire juste avant l'hiver »

Philippe Landreau

16.10.2009

Nuageuse heureuse.

SC 76 17-1.jpgLes yeux rivés, les yeux en ricochets entre phares et vagues, les reflets déambulent, apostrophent l’universalité pour la langer dans l’ivresse de l’abstraction, ses formes étranges et spongieuses des tains du paysage. Paysage humain et abstrait, paysage humain et de chair s’y mêlent et s’enlacent. L’œil y puise avec sa stupéfaction et ses nuageuses réalités.

12.10.2009

L'automatisme

Sans titre-Numérisation-56.jpgCe soir c’est noir, la lessive lave le blanc, un brin de chauffage gagne la cuisine, une soupe éclectique aromatise le bout du nez, je rentre tardivement du spectacle du clown, la fraîcheur de la nuit fruite le givre de la vitre, je m’attarde devant mon assiette avec le pain comme coupe faim, je louche mon stylo pas très loin du verre à eau sitôt transformé en vin de calice, son inspiration est capricieuse, le suis-je aussi ? Moment avide, moment de vie, surprise ! Entracte, la machine entame l’essorage,  pour avoir raison d’elle de mes oreilles je lui mets du Wagner, sitôt mon stylo fuit, je reste halluciné et ne peux clore l’instant qu’en me servant un café pour en apprécier les morceaux en sucre en une furieuse apothéose lyrique.

10.10.2009

Sans biaiser!

Se toiser est un vrai métier, tuile par tuile  faire reluire son existence est une orageuse réalité. Entre cyclone et mistral, savoir construire du vent en devient une farce, l’eau qui coule sous les ponts est immonde, les jours de carnaval elle se démasque, enfin il y a des toitures rupestres qui résistent et renouvellent allègrement le parc de l’immobilier avec la bonhomie des banques et des écureuils dans les branches. Que demander de plus ? Se maquiller et fermer ses persiennes pour rendre convivial sa résidence et signer au loin de tous avec sa garde rapprochée ce que l’on a été comme déchéance ? Ce jour là j’étais sur le haut du clocher, par inadvertance mon appareil photo à dévissé, sans écraser de fidèles il m’a restitué l’image que vous voyez avec son miroir cassé. C’est pour cela, ce jour même ou j’ai décidé de frapper de mes mains au mas  de René Char, une rencontre avec suite sans suite, une rencontre informelle dans les paysages délocalisés qui ose prendre racines avec les herbes folles de la poésie dans leSC 80 17-1.jpg devenir de l’intelligence et de son intégrité.   

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