29.11.2009

L’identité en pleine tétée.

 

 

L’identité c’est cutané, c’est un mariage à l’étranger,

un retour en gondole entre deux vagues de tempête

où l’on se désosse soit dans le centre de rétention

ou dans le cimetière marin. L’identité

c’est l’accouplement inconscient du cerveau naissant P 46 141.jpg

reconnu où méconnu comme l’effigie patriotique

de notre soldat de plomb. Evènement hautement

et suffisamment pudique, pour que l’un des pantins

de la patrie demande au pied levé un droit

de réserve aux écrivains. Car l’identité

tout simplement c’est le flot indésirable de ceux

qui sont comme vous à seule différence qu’ils vivent

avec des poches percées d’honnêteté.

Dans les châteaux colmatés résistant à la crise

il existe des cellules de dégrisement, elles sont

secrètes mais juste indiscrètes, pour pouvoir

garder sur le fil du rasoir la propagande

de la valeur de la démocratie et rejeter avec plus

d’aisance et vigilance les régimes soit disant totalitaires. 

L’identité c’est un vocabulaire infecte qui martèle les esprits :

                                                                                                                                                                                 c’est le mur de la honte, le rideau de fer, les apparatchiks,

le goulag, ou la ceinture rouge et ses bougnoules.  

23.11.2009

Naître et connaître.

 

Une vie, un exil,

Une  multitude de visages

Dans une corbeille de fruits

Le fer forgé de la fenêtre

Rayonne avec la mémoire.

Avant que l’émoi

La ravive

Une vie,PER 127 562.jpg

Un dé à coudre

Et son fil.  

19.11.2009

Automnal.

SC 79 2-1.jpgUne teinte d’automne, un frisson vulnérable

Le froissement du pas s’obscurcit

Le silence dans la clairière

Couve l’oiseau

La feuille ocre rouge discret

S’enflamme avec grâce.

Le gué des sonorités

En élégance avec le cristal de la rivière

Vagabonde entre  lés et prairies

En une fertile fécondité.

17.11.2009

Main mise.

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Le sourire de la main

réveille l’effluve du regard

Dans son amphore la pensée

irrigue le sillon de la voix.

Les doigts de la paume

caresse l’élan.

13.11.2009

Douze secondes sur terre.

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Douze secondes à rallonge, rongeurs à l’unisson, le soleil fait pluie d’ondes. Douze secondes, juste de quoi se nourrir avec son micro onde et de se ruer sur les buffets du vernissage. Douze seconde pour évaser la vision du monde, c’est du concentré, un appel à réduire ses réflexions, un appel à se fondre dans les wagonnets de la connaissance sans dévier des rails. Heureusement, ce n’était que douze secondes de rêve, une malformation maladive des jours anciens, un rêve de l’antiquité avec sa potion magique. Prendre de l’avance pour être en retard voici une pseudo réalité pour éviter le stress et panser facultativement la haine dans la seconde qui suit, c’est le juste prix de la vie, d’être à l’égard de la  survie en sertissant les lèvres de l’éternel. Douze seconde de ponte dans les canaux de l’utérus et de pousser son premier cri de révolte. Douze secondes pour se retrouver dans le bénitier de sa religion pour effacer tous les péchés à venir. Douze secondes c’est le cri du coq fêtant l’élégance de la poule.

08.11.2009

Jour de marché.

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Un rien, une joie de visages, une nichée de regards, les corps immobiles, un évènement radieux et incongru se prête à l’attention dans le divertissement. C’est un jour de marché avec des sourires moins chagrinés  qu’à l’accoutumée, le cabas et la poussette griffés par la main, l’œil joue furtivement à la roulette sur le canevas de l’étal pour en saisir les prix des ardoises. Dans les corbeilles mises à disposition pour chacun, une multitude de couleurs s’entache aussitôt sans complexe, une diversité si ce n’est plus grand que la densité des visages. Des navets et des courges font partie du lot. Des mines fripées choisissent le chou blanc, d’autres moins patibulaires prennent le radis. Les plus soupeuses s’encombrent du poireau, il y en a pour tout le monde même pour les vols à la tire et les glaneurs de fin de marché. C’est une aventure sympathique souvent prise avec le sourire et indulgence. Faire son marché, c’est un spectacle où l’identité s’efface et l’échange moins rugueux, le contraire de ce veut bien nous montrer les journaux télévisés quand ils jubilent entre haine et amour. Cote à cote un petit groupe immobile aux yeux ravis regarde la parade d’un clown. Cette ambiance aussi fascinante et chaleureuse me parait aussi juste que le paysage que j’ai enseveli dans ma mémoire avant d’arriver au marché avec mon bouquet de fleurs sauvages.

03.11.2009

Mis sous presse en brochette.

Sans titre-Numérisation-34.jpgLa parole a sa scierie

Chacun a son usine,

Chacun a son patron

Pour la formater

Sans façon,

A sa façon.

02.11.2009

Les petits riens.

P 1 DIA 51.jpgLe rêve laboure la terre

Et tourne en rond

Avant que la mémoire

Lui revienne.

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