17.10.2008

Corps et démon.

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Corps et démon.

 

Elle ne regarde plus son corps. Pourtant elle l’a aimé, choyé et enfanté. Dans un passé chaotique sa carapace s’est métamorphosée avant de régressée. Aujourd’hui elle tambourine les blanches et les noires, ces irréductibles notes ou ces grelots affectifs qu’elle a partagé et enchanté. Celles ou ceux-ci, derrière lesquelles elle se soustraie maligne quand le métronome accélère la curiosité du questionnement avec l’emblématique prouesse du temps. Baignés de la hâte, baignés de l’excès le miroir de son corps et celui de son être enracinent avec une distraite et pugnace connivence sa féminité. Temporelle féminité sans cesse tiraillée par la vitalité paternelle du souvenir, elle modèle avec précaution fougue et fugue pour temporiser l’éclipse du retour. Retour de l’autre, retour redouté de l’échange, retour encore de la douleur somnolente, point noir de ses pores. Crainte d’avoir vécu, crainte d’identifier et de revivre par le présent, le passé et l’avenir. Je ne le sais encore. Sa retenue indémaillable se mitera t’elle pour me laisser tricoter les derniers rangs avec le vouloir de m’aiguiller? Arrivera t’elle à échancrer cette niche sans que je ne m’épuise et ne puise le for de son amphore. Juste pour comprendre, apprendre et caresser les non vécus du vécu. Cet escalier, cet abyme du vivre ou se vrille l’élan du sentiment. FerberEric